Vaste question, s’il en est, que celle des origines, où les faits se mêlent souvent à la légende. Mais s’opposent-ils pour autant ? Le rationnel ne s’oppose en effet guère à l’irrationnel, et l’invisible ne s’oppose pas au visible. De même que l’amalgame, rationnel visible et invisible irrationnel n’a aucune justification logique. Ainsi, le visible peut être traité par un esprit chargé d’affects, alors que l’invisible peut l’être de façon tout à fait rationnelle et métaphysique.
Selon les théories du Big Bang et de l’évolution, notre monde d’aujourd’hui ne se serait construit que par le biais d’heureux accidents successif, toujours chaotiques mais aussi toujours participant à un ordre commun et universel, qui fait que l’univers est tel que nous le voyons aujourd’hui, avec ses lois et ses systèmes, avec la vie qui s’est développée sur terre, et enfin avec l’apparition de l’être humain capable de raison et d’émotion. D’un règne minéral, nous passons à celui des arts et des affects. Les roches, les gaz et les flaques de vase sont devenus capables de penser et de ressentir, qui l’eut cru ?
Les magmas en fusion de la Matière Première, toute concentré en un point de l’univers sont devenus émotions ; que s’est-il passé pour que cela arrive ?
Soudain, l’idée d’une successions d’heureux accidents parait aussi farfelue que celle d’une grand barbu créateur assis sur son trône et commandant au monde depuis le ciel. Un jour, la source originelle de toute matière, qui existait depuis un temps infini a décidé d’exploser pour remplir le vide de l’univers. Puis des planètes, des étoiles et des galaxies se sont mises à obéir à des lois physiques qui étaient déjà prêtent pour elles et qui leur permirent, tout d’abord, de se former puis de prendre place dans la grand cirque cosmique.
Puis il y eut la terre, son eau, sa vie et ses humains. Ni trop proche ni trop loin du soleil. Ne tournant autour ni trop vite ni pas assez. Et la vie naquit dans une flaque de vase.
Nouvelle question : un système inférieur peut-il donner naissance à un système supérieur ? Le minéral étant d’une nature tellement moins élaboré que l’animal ou le végétal, comment a-t-il pu un beau jour décider de se développer ? Comment a-t-il appris à le faire ? Si je veux apprendre le russe, j’irai voir quelqu’un qui connaît cette langue mieux que moi. Si l’élève est plus instruit que son professeur, il n’est plus élève, il est le maître.
D’un point de vu mathématique, la faiblesse des probabilité pour qu’un tel évènement se produise est telle que l’on pourrait dire qu’elle sont nulles. Les conditions nécessaires à l’éclosion de la vie, à partir d’un milieu sans vie sont si nombreuses que le « hasard » qui les aurait réunies devrait forcément obéir à des règles qui lui sont propres. Et le mot « règles » est important car il y est des règles qui contrecarrent le principe d’entropie, selon lequel tout système tend, avec le temps, à évoluer vers un désordre de plus en plus grand. L’exemple type étant celui d’une chambre que l’on oublie de ranger pendant un certain temps. Les objets s’y accumulent alors un peu partout jusqu’à ce qu’un désordre totale et chaotique règne dans la pièce. Telle est aussi, par exemple, le cas de nos ordinateurs qui nécessitent un défragmentation régulière du disque pour les mêmes raisons.
Pour que du chao naisse l’ordre, des règles sont donc nécessaires. Et pour que ces règles existent, une impulsion, un ordre primordial et principiel doit exister. Qu’est-il ? De quelle nature est cet ordre ?
L’homme, avec la puissance de sa volonté et de sa réflexion, est capable d’élaborer des règles. Or l’homme ne fut pas à l’origine du Big Bang, de la formation des étoiles et encore moins de l’élaboration des règles physiques qui ont permis leur existence, sans quoi nous en aurions bien le souvenir quelque part au fond de notre mémoire individuelle ou collective. Or aussi loin que nos psychanalystes et psychologues ont pu remonter dans « l’historique » de la mémoire humaine, jamais le souvenir de notre participation à la mise en forme de l’univers n’a été retrouvé.
Les mythologies successives ne nous ont pas non plus mis sur cette voie, bien au contraire. Une multitudes de divinité ont été inventées pour expliquer l’univers, reléguant l’être humain au rang de simple pion au service d’un dieu. D’habiles politique se seraient-ils emparés de la vérité sur notre nature créatrice pour mieux nous dominer ?
Quoiqu’il en soit, la participation à la création d’un ouvrage aussi vaste que l’univers tout entier suppose une force, une intelligence et une grandeur hors normes humaines, et qui échappent à notre entendement.
Quant à l’homme, qui l’aurait fait ? Un autre homme ? Nous l’avons vu, un système inférieur ne peut donner naissance à un système supérieur. Il existerait alors un « homme supérieur », un esprit autrement plus intelligent et d’une grandeur plus qu’humaine à l’origine de tous les autres humains et de tout. Nous pourrions l’appeler Dieu, mais ce mot sonne creux pour la plupart d’entre nous aujourd’hui. Nous l’appellerons « Volition ». Cette Volition est nécessairement supérieur car elle contient l’existence potentielle de tous les êtres dont elle est la cause.
Puisque qu’elle contient la potentialité d’être de toute existence, elle contient aussi les qualités particulières de tout ce qui existe et n’a aucunement besoin de l’actualisation de l’univers pour en bénéficier. Car tout est déjà en elle et tout provient d’elle. Par conséquent, la Volition Suprême s’autosuffit. Nulle nécessité ne la contraint à actualiser les potentialités d’êtres, selon leurs natures, qu’elle contient. Nulle nécessité ne la contraint à habiller ces potentialités de cette qualité première qu’est l’existence.
L’homme en serait le plus proche de par sa nature, car il est le seul être vivant à s’interroger à son propre sujet et à être capable de connaître les lois qui régissent l’univers. Il est également le seul à rêver de grandeur et d’éternité, c’est ce qui le pousse au progrès. Il peut être philosophe pour questionner et mettre à plat concepts et idées, et artiste pour créer et reconstruire. Une chèvre ne rêve de rien, elle veut simplement boire et manger, dormir et se reproduire. Il en est ainsi depuis que les chèvres sont chèvres.
L’homme participerait donc de cette nature volitive, mais la Volition lui serait encore supérieure. Il serait comme elle, mais il ne pourrait totalement la connaître car son intellect ne peut penser l’infini, et doit toujours, pour se repérer, avoir connaissance d’un début et d’une fin.
La Volition Suprême est riche d’elle-même et sa nature ne souffre aucune nécessité. Elle n’est soumise à aucune contrainte d’espace et de temps, dont l’existence doit aussi nécessairement avoir eu une cause première.
Pourquoi cette Volition nous a-t-elle habillés de l’existence ? Pourquoi le monde est-il tel que nous le voyons ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Cette Volition doit être bien généreuse pour vouloir partager avec nous cette qualité primordiale qu’est l’existence. Forcément, elle doit nous aimer. La moindre des reconnaissances serait de le reconnaître, pour la connaître, elle. Et pour l’aimer en retour. Car sans cet amour, elle ne nous aurait pas portés à l’existence. Sans amour, rien n’existerait.
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Parce que la Volition Suprême a aimé se faire connaître. Parce que sans amour le vide et le chao demeurent et rien ne se créé.
Selon les théories du Big Bang et de l’évolution, notre monde d’aujourd’hui ne se serait construit que par le biais d’heureux accidents successif, toujours chaotiques mais aussi toujours participant à un ordre commun et universel, qui fait que l’univers est tel que nous le voyons aujourd’hui, avec ses lois et ses systèmes, avec la vie qui s’est développée sur terre, et enfin avec l’apparition de l’être humain capable de raison et d’émotion. D’un règne minéral, nous passons à celui des arts et des affects. Les roches, les gaz et les flaques de vase sont devenus capables de penser et de ressentir, qui l’eut cru ?
Les magmas en fusion de la Matière Première, toute concentré en un point de l’univers sont devenus émotions ; que s’est-il passé pour que cela arrive ?
Soudain, l’idée d’une successions d’heureux accidents parait aussi farfelue que celle d’une grand barbu créateur assis sur son trône et commandant au monde depuis le ciel. Un jour, la source originelle de toute matière, qui existait depuis un temps infini a décidé d’exploser pour remplir le vide de l’univers. Puis des planètes, des étoiles et des galaxies se sont mises à obéir à des lois physiques qui étaient déjà prêtent pour elles et qui leur permirent, tout d’abord, de se former puis de prendre place dans la grand cirque cosmique.
Puis il y eut la terre, son eau, sa vie et ses humains. Ni trop proche ni trop loin du soleil. Ne tournant autour ni trop vite ni pas assez. Et la vie naquit dans une flaque de vase.
Nouvelle question : un système inférieur peut-il donner naissance à un système supérieur ? Le minéral étant d’une nature tellement moins élaboré que l’animal ou le végétal, comment a-t-il pu un beau jour décider de se développer ? Comment a-t-il appris à le faire ? Si je veux apprendre le russe, j’irai voir quelqu’un qui connaît cette langue mieux que moi. Si l’élève est plus instruit que son professeur, il n’est plus élève, il est le maître.
D’un point de vu mathématique, la faiblesse des probabilité pour qu’un tel évènement se produise est telle que l’on pourrait dire qu’elle sont nulles. Les conditions nécessaires à l’éclosion de la vie, à partir d’un milieu sans vie sont si nombreuses que le « hasard » qui les aurait réunies devrait forcément obéir à des règles qui lui sont propres. Et le mot « règles » est important car il y est des règles qui contrecarrent le principe d’entropie, selon lequel tout système tend, avec le temps, à évoluer vers un désordre de plus en plus grand. L’exemple type étant celui d’une chambre que l’on oublie de ranger pendant un certain temps. Les objets s’y accumulent alors un peu partout jusqu’à ce qu’un désordre totale et chaotique règne dans la pièce. Telle est aussi, par exemple, le cas de nos ordinateurs qui nécessitent un défragmentation régulière du disque pour les mêmes raisons.
Pour que du chao naisse l’ordre, des règles sont donc nécessaires. Et pour que ces règles existent, une impulsion, un ordre primordial et principiel doit exister. Qu’est-il ? De quelle nature est cet ordre ?
L’homme, avec la puissance de sa volonté et de sa réflexion, est capable d’élaborer des règles. Or l’homme ne fut pas à l’origine du Big Bang, de la formation des étoiles et encore moins de l’élaboration des règles physiques qui ont permis leur existence, sans quoi nous en aurions bien le souvenir quelque part au fond de notre mémoire individuelle ou collective. Or aussi loin que nos psychanalystes et psychologues ont pu remonter dans « l’historique » de la mémoire humaine, jamais le souvenir de notre participation à la mise en forme de l’univers n’a été retrouvé.
Les mythologies successives ne nous ont pas non plus mis sur cette voie, bien au contraire. Une multitudes de divinité ont été inventées pour expliquer l’univers, reléguant l’être humain au rang de simple pion au service d’un dieu. D’habiles politique se seraient-ils emparés de la vérité sur notre nature créatrice pour mieux nous dominer ?
Quoiqu’il en soit, la participation à la création d’un ouvrage aussi vaste que l’univers tout entier suppose une force, une intelligence et une grandeur hors normes humaines, et qui échappent à notre entendement.
Quant à l’homme, qui l’aurait fait ? Un autre homme ? Nous l’avons vu, un système inférieur ne peut donner naissance à un système supérieur. Il existerait alors un « homme supérieur », un esprit autrement plus intelligent et d’une grandeur plus qu’humaine à l’origine de tous les autres humains et de tout. Nous pourrions l’appeler Dieu, mais ce mot sonne creux pour la plupart d’entre nous aujourd’hui. Nous l’appellerons « Volition ». Cette Volition est nécessairement supérieur car elle contient l’existence potentielle de tous les êtres dont elle est la cause.
Puisque qu’elle contient la potentialité d’être de toute existence, elle contient aussi les qualités particulières de tout ce qui existe et n’a aucunement besoin de l’actualisation de l’univers pour en bénéficier. Car tout est déjà en elle et tout provient d’elle. Par conséquent, la Volition Suprême s’autosuffit. Nulle nécessité ne la contraint à actualiser les potentialités d’êtres, selon leurs natures, qu’elle contient. Nulle nécessité ne la contraint à habiller ces potentialités de cette qualité première qu’est l’existence.
L’homme en serait le plus proche de par sa nature, car il est le seul être vivant à s’interroger à son propre sujet et à être capable de connaître les lois qui régissent l’univers. Il est également le seul à rêver de grandeur et d’éternité, c’est ce qui le pousse au progrès. Il peut être philosophe pour questionner et mettre à plat concepts et idées, et artiste pour créer et reconstruire. Une chèvre ne rêve de rien, elle veut simplement boire et manger, dormir et se reproduire. Il en est ainsi depuis que les chèvres sont chèvres.
L’homme participerait donc de cette nature volitive, mais la Volition lui serait encore supérieure. Il serait comme elle, mais il ne pourrait totalement la connaître car son intellect ne peut penser l’infini, et doit toujours, pour se repérer, avoir connaissance d’un début et d’une fin.
La Volition Suprême est riche d’elle-même et sa nature ne souffre aucune nécessité. Elle n’est soumise à aucune contrainte d’espace et de temps, dont l’existence doit aussi nécessairement avoir eu une cause première.
Pourquoi cette Volition nous a-t-elle habillés de l’existence ? Pourquoi le monde est-il tel que nous le voyons ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Cette Volition doit être bien généreuse pour vouloir partager avec nous cette qualité primordiale qu’est l’existence. Forcément, elle doit nous aimer. La moindre des reconnaissances serait de le reconnaître, pour la connaître, elle. Et pour l’aimer en retour. Car sans cet amour, elle ne nous aurait pas portés à l’existence. Sans amour, rien n’existerait.
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Parce que la Volition Suprême a aimé se faire connaître. Parce que sans amour le vide et le chao demeurent et rien ne se créé.